cosmogène !? - Vittorino Curci / Collège de pataphysique
* COMMUNIQUÉ *
Alice & Arno
pour cause d'inventaire, de renouvellement de stock & de restes d'émotions
les établissements
©autre hidalgo (franchisés ®Macron)
seront ben contents de vous retrouver dimanche.
un p'tit verre d'alcool de bois (astringent +++) offerts aux plus offrants
Arno & Alice
krrr.
Tess keeps Raoul waiting – opéra-bouffe en 5 actes
video-tape avec engin enregistreur de sonorités
libre-adaptation du roman Tess & Raoul de Cécile Delalandre
bruitages & mise en ondes Am Lepiq (Monsieuye) - assistant Maurice Roche
photographie & dialogues Lucien Suel
scénario (krrr.)
acte 1
au pied d'une statue - parc Monceau
> statue de Maupassant (couleurs!)
> le chien andalou de Bunuel Luis photo-femme (N&B)
= Tess n'est qu'amour – liquide
on imagine bien le passage à
l'acte 2.0
pendant lequel on ne parvient plus à se concentrer sur la statue
un éclair …… la nuit
un éclair …… la nuit
un éclair …… la nuit
les visions & les auditions de Tess =
> astronautes en couleurs
> on entend aussi un son cristallin-joyeux
acte 3
encore dans le parc Monceau !!! mais la nuit...
entrée brutale de l'aveugle !
& c'est
le long cri de Tess =
> reproduction du cri de Münch en N&B. choisir une reproduction de lithographie (gravé dans la pierre, le cri sera plus glaçant !)
et sa course hurlante, éperdue, tout le long du
chemin ( voix très
basse des gros* graviers)
soudain…
hors-champ dans la salle : couinements de portières…
(on reconnaît très nettement une portière de Gran Torino!)
c'est l'entracte : ice-cream
& caramels mous !
Pas de sodas : les
placiers se déplacent sur des skates tout terrain (pas de bol, le
drive-in [non ce n'est pas
une salle!] est installé
dans un champ boueux) =
risques de coulures !
> photo de spectatrice (on l'appelle Laia Cabrera) dans champ boueux - couleurs : rouge sur marron-gris !!! [hmm-hmm!]
acte 4
entièrement dans le crâne de Tess
grand chahut d'ondes alpha entre les parois
dont seuls des oscillographes peuvent témoignés
> photo shellac
acte -5 [ ça se précise! ]
dans un back-room ou les toilettes du bar du parc Monceau [le choix n'est toujours pas arrêté !]
réveil avec enluminures
= yeux fous
> okkult motion pictures : séance d'hypnose très réussie !
= lèvres avec trop-plein de bière
> photo de mousse verte (appel à témoins / portrait-robot à diffuser très largement)
brutale & surprenante la fin !
C'est l'heure il faut y aller !
> photo end (peu importe le choix, ce sera toujours un soulagement !)
TkRw - les bonus -
* on pourra regarder, à profit, le Tempestaire de Jean Epstein pour
s'imaginer la grosseur de l'angoisse ! (vague rumeur sur les
banquettes arrières !)
Libellés :
Cécile Delalandre
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video-tape
deliquium - collège de pataphysique / Alfred de Musset
L'ère Pataphysique commence le 8 septembre 1873.
1er septembre 1834
Voilà
huit ➐➏➎➍➌➋➊
jours que je suis parti ♘tagada-tagada
et je ne t'ai pas encore écrit scratch-scratch. J'attendais un moment de calme, il n'y en a plus. Je
voulais t'
doucement, tranquillement par une belle matinée, te remercier
de l'adieu c'est
bon là, dégage !
que tu m'as envoyé ,
il est si bon, si triste 😿
snif, si doux : ma chère âme, tu as un ♥
d'😇.
Je voudrais te parler seulement de mon amour, ah ! George, quel amour
! Jamais homme n'a aimé comme je t'aime ⚤.
Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé glouglou-glou,
inondé d'amour ; je ne
sais plus si je vis, si je mange miam !,
si je marche, si je respire, si je parle blabla ; je sais que je t'aime. Ah ! si tu as eu toute ta vie une soif blurp
de bonheur inextinguible, si c'est un bonheur d'être
aimée, si tu ne l'as jamais demandé au ciel, oh ! toi, ma vie, mon
bien, ma bien-aimée, regarde le ☀,
les fleurs des
roses-merde ça pue !,
la verdure, le monde
🐭🐮! Tu es aimée, dis-toi, cela autant que Dieu †
peut être aimé par ses lévites, par ses amants, par ses martyrs !
Je t'aime, ô ma chair et mon sang ♥
vendéen !!!
! Je meurs ☠argh!
d'amour love-love--love,
d'un amour love-love
toujours-pfff
😘 !
sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu ! Tu
es aimée, adorée, idolâtrée jusqu'à en mourir argh!-encore
! Et non, je ne guérirai pas. Et non, je n'essaierai pas de vivre ;
et j'aime mieux cela, et mourir ☠R.I.P.
en t'aimant vaut mieux que de vivre. Je me soucie bien de ce qu'ils
en diront. Ils disent que tu as un autre amant. Je le sais bien, j'en
☠,
mais j'aime, j'aime, j'aime
♬ pipeau!. Qu'ils m'empêchent d'aimer
♖ foutez moi ça en tôle !
Vois-tu,
lorsque je suis parti ,
je n'ai pas pu souffrir ; il n'y avait pas de place dans mon ♥ boum.
Je t'avais tenue dans mes bras, ô mon corps adoré ! Je t'avais
pressée sur cette blessure aïe
chérie !
Je suis parti tagada-tagada-hue là, ♘doucement bijou
sans savoir ce que je faisais ; je ne sais si ma mère
était triste snif,
je crois que non, je l'ai embrassée smack,
je suis parti vroum-vroum
; je n'ai rien dit chut,
j'avais le souffle pfffffffff de
tes lèvres sur les miennes, je te respirais hmmmmh-hmmmmh
encore. Ah ! George, tu as été tranquille et heureuse ☺ouais bof !
là-bas. Tu n'avais rien perdu. Mais sais-tu ce que c'est que
d'attendre un baiser smack
cinq ➊➋➌➍…
mois ! Sais-tu ce que c'est pour un pauvre ♥ bm-am-boum
qui a senti pendant cinq ➊➋➌➍…
mois, jour par jour, heure par heure tictactictactictactictactictac-tictactictactictac.......tictactictactictactictactictactictactictactictactic.....tactictactictactictac,
la vie l'abandonner, le froid brrr!
de la tombe R.I.P-RIP-RIP.
descendre lentement dans la solitude, la mort R.I.P.
toujours
et l'oubli tomber goutte à goutte ploc—ploc—ploc
comme la ❄,
sais-tu ce que c'est pour un ♥
serré bim jusqu'à cesser de battre bim-bam-b...,
de se dilater un moment, de se rouvrir comme une pauvre ❁
mourante raaaahhhhh,
et de boire encore une goutte de rosée, vivifiante ? Oh, mon †,
je le sentais bien, je le savais
, il ne fallait pas nous revoir.
Maintenant c'est fini
✄ COUIC;
je m'étais dit qu'il fallait revivre, qu'il
fallait prendre un autre amour
⚤, oublier le tien, avoir du courage.
J'essayais, je tentais du moins
😈. Mais maintenant, écoute,
⚖ j'aime
mieux ma souffrance ♿
que la vie ; vois-tu, tu te rétracterais que
cela ne servirait de rien ; tu veux bien que je t'aime allez dis-dis-dis--dis-le ! ; ton ♥ bim-bam-boum
le veut
♬ violons-viole ♬ tu ne diras pas le contraire, et moi, je suis
perdu.
😷 ahahahahahahah!
Vois-tu, je ne réponds plus de rien
☭ oh
ta gueule !
t'as l'bonjour d'Alfred
revue des repaires #2 – de la marmelade
Premier jour du Tèt à La Tronche.
Il y a des jours comme ça qui vous
collent le vertige.
On multiplie nos problèmes, on bégaie ; bref, on cherche les emmerdements...
Englué, jusqu'au cou, un brin perché, on erre… tout au long du jour, dans les bas-fonds, aux creux des troncs, dans des prairies de bitume... à
la recherche du chemin du Temple du parfum.
& personne ne sait quand tombera le
crépuscule ! On pense au couteau… C'est moche !
Baste ! du sang, de la peine, des
larmes & de la sueur !
Si on dansait ? À poil, entre les arbres sur de la techno avec un dragon apprivoisé !
Allez les escargots, maintenant c'est l'heure ! Alors on y va ! Allez !
On en veut pour son argent, on veut son parachute intégral ? Ok, demain les fans de Dylan seront dispensés des efforts de sociabilité !
mercredi 25 gueules 142, bonsoir.
C'était ça Ford ? - Louis-Ferdinand Céline
Death Proof - Quentin Tarantino
Ils m'ont parlé les passants comme le
sergent m'avait parlé dans la forêt. « Voilà ! qu'ils
m'ont dit. Vous pouvez pas vous tromper, c'est juste en face de
vous. »
Et j'ai vu en effet des grands
bâtiments trapus et vitrés, des sortes de cages à mouches sans
fin, dans lesquelles on discernait des hommes à remuer, mais remuer
à peine, comme s'ils ne se débattaient plus que faiblement contre
je ne sais quoi d'impossible. C'était ça Ford ? Et puis tout
autour et au-dessus jusqu'au ciel un bruit lourd et multiple et sourd
de torrents d'appareils, dur, l'entêtement des mécaniques à
tourner, rouler, gémir, toujours prêtes à casser et ne cassant
jamais.
« C'est donc ici que je me suis
dit… C'est pas excitant... » C'était même pire que tout le
reste. Je me suis approché de plus près, jusqu'à la porte où
c'était écrit sur une ardoise qu'on demandait du monde.
Louis-Ferdinand
Céline – Voyage au bout de la nuit – 1932
Futuropolis
/ Gallimard - 1988
sur-boom en azur
doms
cocktail alcool-de-patate/café-noir
dès l'aube
la mobylette rose
fumée gitane
dans la tignasse
l'azur
*****
à l'est - au sud : surprise-party !
fox-trotte des dagues
au cou des chiens
radius en verticale basse
be-bop des caillasses
au ventre des tourterelles
fémur en tapin
pogo des tomahawks
au front des chats
péroné à l'horizontale
valse-dingue des surins
en œil des poissons
humérus sur la tangente
& puis slow-down à l'ouest !
> midd-tempo -
> roulement de tambours -
break !
l'acier
& les hordes déboulent
> du nord -
> non pas ça ! -
crucifient ma main
/////////////////
la nuit
elle brame
krrr.
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