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victoire bien estrange - François Rabelais




kantilfu or Dtranché il s'Scria
si Spovantableman kilsanblwa ke
tou lèdiabl fus Dchèné. okL son
s'SvèiR lèzNmi, mèsaVvou koman?
osiStourdi kelpremiéson 2matine
konapL anlusonwa frot'couye. se
pandan PantagruL komansasemé le
sL kilavwa ansabark é, parsekil
dormwa lageul'baï é ouvRt' iler
an ranpli toulegouzié, tan kesè
povre R tousitwa kom reniar kri
an: « â pantagruL, tantunouchof
letizon ! » soubdin prin anvi a
PantagruL 2 πsé, akoz dèdrog ke
lui avwa baïé Panurj, é πsa par
mi lerkan sibiin é koπezman kil
lè nwaïa tous éiuDluj partiQlié
dilieu alarond'. é dilistwar ke
si la granjuman 2sonpR iu Sté é
πsé parèïeman, kiliu u Dluj plu
zénorm ke selui 2 2kalion: Krèl
ne πswa fwa kLne φ un'riviR plu
grand' kenèst lerosnéledanoubl.



Quand il feut hors des tranchées, il s'escria si espoventablement qu'il sembloit que tous les diables feussent deschainéz. Auquel son s'esveillèrent les ennemys, mais sçavez-vous comment? Aussi estourdys que le premier son de matines, qu'on appelle en Lussonnoys frotte couille. Cependent Pantagruel commença semer le sel qu'il avoit en sa barque et, parce qu'ilz dormoyent la gueulle baye et ouverte, il leur en remplit tout le gouzier, tant que ces pauvres haires toussisoient comme regnards crians : « Ha, Pantagruel, tant tu nous chauffes le tizon ! » Soubdain print envie à Pantagruel de pisser, à cause des drogues que luy avoit baillé Panurge, et pissa parmy leur camp si bien et copieusement qu'il les noya tous et y eut déluge particulier dix lieues à la ronde. Et dist l'histoire que, si la grand jument de son père y eust esté et pissé pareillement, qu'il y eust eu déluge plus énorme que celuy de Deucalion : car elle ne pissoit fois qu'elle ne fist une rivière plus grande que nest le Rosne et le Danouble.

Rabelais - Œuvres complètes - La Pléïade - 1955






derrière la vitre




aujourd'hui
  un dessin
  derrière la vitre
  un tout petit dessin

horizon dégagé
  un meuble
  un tout petit meuble
   je le quittais



les réels à prise rapide sont des exercices de style proposés par Raymond Queneau.




l'insecte, je l'étudie vivant !




ʒɑ̃ʁifabʁ tʁibulasjɔ̃ dəmasɔn
oɡʁo dy sɔlɛj: lɛskwad nwaʁ
la dɑ̃ pjɔʃ la kaʁjea mɔʁtje
ʁɑklyʁ ɡɑʃe syʁ plas: oɡalɛ
vʁɛ, lɛ̃sɛkt ʒəletydi vivɑ̃t!

jhfabr tribulasion demason'
ogrodusoleï : escwad' nwar'
danpioch', la Krièr'amortié
&pilaraklur, gaché surplas'
vrè, linsekt jelétudivivan!


Fabre: tribulations de maçonne
au gros soleil, escouade noire
dent-pioches, carrière-mortier
puis, raclure gâchée sur place
l'insecte je l'étudie vivant !


bâclé depuis :
Souvenirs entomologiques - Jean-Henri Fabre
Robert Laffont - Bouquins - 1989





samedi 7 Merdre 142


tweets & ratures
 

, le soleil d'automne
  les éclairerait
  corps en sueur
 
, c'est du zigzag le trottoir
 
#twaiku #CutUp #accrochage



, emberlucoquer avec des attrapoires
 
#LaurenceSterne
 
 
 
 , dans les poèmes ça manque
  d'intérimaire
  de feuille d'heure
  & de chaussure de sécurité
 
 
 
, maudire le ciel -
  coyote fume
  & ri & pisse



#compotier est un trou
du cerisier en fleur             #haiku de #BashoMatsuo
au printemps normand     #gnoir conçut la #compote



 

 
 
 
 

L'Univers boursouflé - Claude Pélieu




Une ligne de palmiers & des guitares en sucre,
plus loin l'Hôtel Hilton & les entrailles violettes des milliardaires,
les sursauts du corps ne sont plus des mystères – ô légendes nées de la pluie, sur un négatif de bambou le visage horrifié d'un enfant –
Je suis dans un cinéma de quartier, assis sur les surimpressions, odeur de sueur & de pop-corn, d'urine de foutre & de tabac refroidi,
je rebondis parmi ces ruines –

& les rides & les nuages du Nouveau Mexique,
Acoma Sky City Cielo Drive – le plus vieux village indien, d'Acona à Tucson nous pouvons revivre les couleurs du Far-West, Kid Carson, seul, livrant bataille aux Apaches –
l'Oiseau Pueblo est blessé – le Désert est une Zone Interdite, & les visions pénètrent au cœur
de cette absence –

& les cris sont des actes – une coulée de lave bleue dans les yeux du Voyageur qui se heurte à l'extraordinaire, au tumulte,
aux remous du Temps Fluide –
ô naufrage d'échos – marées de vibrations – l'herbe sacramentelle est excellente,
& les yeux bandés du temps mangent au creu de votre main –
les ombres s'allument – & un frôlement imperceptible se mêle aux bulles bleues de l'Univers Boursouflé.

New York – 1970

Claude Pélieu - Jukeboxes
Éditions 10/18 - 1972 

Claude Pélieu par Lucien Suel





burundanga - Burroughs / Pélieu



Stupide scopolamine : il partait alertant les odeurs – Une jeune cure de 30 ans Mister William – 3 heures avant j'amorçais la pluie., mais je vous ai déjà raconté., j'ai suivi les prix antibiotiques, une odeur de bouche bée et un petit supplémentaire vermoulu – Intramusculaire (comme après) dans un mur gris « Nembutal SVP », je vous l'ai dit : « Combien ? » – Une bouche molle lâcha l'adresse, dans un goître négatif, maintenant ils peuvent se présenter au cœur de mille et visiter les chiottes de l'Orphelinat – Craquements – J'ai relevé le compteur du rêveur – 


William S. Burroughs, Claude Pélieu-Washburn
Le métro blanc – 1973
traduction Mary Beach, Claude Pélieu-Washburn, Gérard-Georges Lemaire
in Le métro blanc et autres histoires
Titres / Christian Bourgois – 2010






Tess keeps Raoul waiting – opéra-bouffe en 5 actes



video-tape avec engin enregistreur de sonorités






libre-adaptation du roman Tess & Raoul de Cécile Delalandre
 
bruitages & mise en ondes Am Lepiq (Monsieuye) - assistant Maurice Roche

photographie & dialogues Lucien Suel






scénario (krrr.)






acte 1





 au pied d'une statue - parc Monceau



> statue de Maupassant (couleurs!)

 
> le chien andalou de Bunuel Luis photo-femme (N&B)



= Tess n'est qu'amour – liquide



on imagine bien le passage à






l'acte 2.0





pendant lequel on ne parvient plus à se concentrer sur la statue





un éclair …… la nuit

un éclair …… la nuit

un éclair …… la nuit




les visions & les auditions de Tess =



> astronautes en couleurs
 

> on entend aussi un son cristallin-joyeux








acte 3





encore dans le parc Monceau !!! mais la nuit...




entrée brutale de l'aveugle !


& c'est

le long cri de Tess =


> reproduction du cri de Münch en N&B. choisir une reproduction de lithographie (gravé dans la pierre, le cri sera plus glaçant !)



et sa course hurlante, éperdue, tout le long du 
chemin ( voix très basse des gros* graviers)






soudain…



hors-champ dans la salle : couinements de portières… (on reconnaît très nettement une portière de Gran Torino!)



c'est l'entracte : ice-cream & caramels mous ! Pas de sodas : les placiers se déplacent sur des skates tout terrain (pas de bol, le drive-in [non ce n'est pas une salle!] est installé dans un champ boueux) = risques de coulures !



 
> photo de spectatrice (on l'appelle Laia Cabrera) dans champ boueux - couleurs : rouge sur marron-gris !!! [hmm-hmm!]







acte 4




entièrement dans le crâne de Tess




grand chahut d'ondes alpha entre les parois

dont seuls des oscillographes peuvent témoignés




> photo shellac





acte -5 [ ça se précise! ]





dans un back-room ou les toilettes du bar du parc Monceau [le choix n'est toujours pas arrêté !]




réveil avec enluminures 


= yeux fous
 


> okkult motion pictures : séance d'hypnose très réussie !




= lèvres avec trop-plein de bière


> photo de mousse verte (appel à témoins / portrait-robot à diffuser très largement)





brutale & surprenante la fin !

C'est l'heure il faut y aller !





> photo end (peu importe le choix, ce sera toujours un soulagement !)






TkRw - les bonus -




* on pourra regarder, à profit, le Tempestaire de Jean Epstein pour s'imaginer la grosseur de l'angoisse ! (vague rumeur sur les banquettes arrières !)