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lettres à - Cédric Bernard




                                   tue-temps en six couplets #1 #2 #3 #4 #5 #6




revue des repaires #2 – de la marmelade






Premier jour du Tèt à La Tronche.



Il y a des jours comme ça qui vous collent le vertige. On multiplie nos problèmes, on bégaie ; bref, on cherche les emmerdements...

Englué, jusqu'au cou, un brin perché, on erre… tout au long du jour, dans les bas-fonds, aux creux des troncs, dans des prairies de bitume... à la recherche du chemin du Temple du parfum.

& personne ne sait quand tombera le crépuscule ! On pense au couteau… C'est moche !



Baste ! du sang, de la peine, des larmes & de la sueur !
Si on dansait ? À poil, entre les arbres sur de la techno avec un dragon apprivoisé !

Allez les escargots, maintenant c'est l'heure ! Alors on y va ! Allez !



On en veut pour son argent, on veut son parachute intégral ? Ok, demain les fans de Dylan seront dispensés des efforts de sociabilité !



mercredi 25 gueules 142, bonsoir.




sémaphore








langue des signes pour lectures lippues & 

noctambules



=


          krrr.

Du corps d'automne - Cédric Bernard






il a le corps
de saison
un crâne chargé
comme le ciel
il perd des glaviots
comme des feuilles
jaunes et rousses
la terre de la langue
qui colle  aux semelles
des mots
une humeur de bogue
à ne pas toucher
les poings prêts
aux marrons
il a le corps accordé
à la petite mort
d'automne

 Cédric Bernard                           


              

De l'air glacial - Cédric Bernard






Des panneaux de glace en suspension dessus la tête passent la leur dessus la toiture

Je me suis surpris
à envier la glace

Le mégot rebondit sur le dôme mesquin cristallin du cendrier lamentable lui

observer cette
imperméabilité

la température négative mord la braise qui sanglote son dernier souffle

puis je me suis
souvenu

la cendre du monde tombante comme elle peut à venir souiller le sol

qu'elle aussi
se salit
et fond

la vapeur d'une larme bleutée qui prend ses airs et s'élève là

alors je me suis dit
qu'au fond
nous sommes
déjà un peu
semblables

dépendants du temps qui nous coule et nous fait couler