Patates - Louis-Ferdinand Céline





On s’est dit que peut-être, quand même, en les faisant cuire à tout petit feu… en les gratinant nos patates… en les repassant dans la graisse… en les flattant plus ou moins… d’une certaine façon astucieuse… on arriverait bien peu à peu à les rendre malgré tout mangeables… On a essayé sur elles toutes les ruses de la tambouille… Rien rendait absolument… Tout allait se prendre en gélatine au fond de la casserole… Ca tournait au bout d’une heure… peut-être une heure trente en un énorme gâteau de larves… Et toujours l’odeur effrayante… Courtial a reniflé très longuement le résultat de nos cuistances.
- C’est de l’hydrate ferreux d’alumine ! Retiens bien ce nom, Ferdinand ! Retiens bien ce nom !…


Louis-Ferdinand Céline

 

2 commentaires :

  1. Ah,les fameux délires scientifiques et éducatifs de de Perreires,qui oserait encore écrire ça à notre époque?

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  2. Moi ça me manque ces pseudos scientifiques... si on ne leur accorde qu'un rôle de savant fou, version géotrouvetout, bien sûr...

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