entre 2 relevées j'éclos des nasses




la trame:

hybridation de cumbia
      [flexe empâtée]
hybridation acousmatique
     [bon goût incarnat]


la teinture:

  pure analogie
/ chiure de pilum
  pure analogie
/ fouillis de brillantine


le pentagramme/

& picotis de jaser:
    _ pacage|jalousie
& l'abandon de jurer:
    _ rempart délicat



bref:
      en duo au commerce
      au poulailler des docks





PURIN D'ORTIE / fossile vs fossile





du bois
 des murs
 des crachats
 ça ne résonne pas
 ce n'est pas mat
    / c'est sec

 & de l'eau dans
l'air
    / tu causes
 de l'urine dans l'air
    / tu causes

 percer les oreilles
 éviter la ferraille
    - pas les oxydes
    / c'est presque moite
    / très bref

 
 alors ça frotte - tu peux rentrer
 l'encre sèche - va rentrer aussi

 
 étincelles
    - bretelle de sortie
    - deux larynx & deux chaises













des bas-côtés plus que des en-têtes
 





votre monde est plat




au mur de la
blanchisserie
trois tuniques
des rayons X

le papier nu &

l'eau de vidange





BONUS / MALUS - mort & COWS




les avances les regards
le sombre dans les lits

les chiens les véhicules
lorgnent & grognent

les firmes - le fardier

je n'me couche pas
tu ne dors pas

cheval ne se lève pas

broadcast d'un
amas graisseux

enflures!
soon-














je décide




Ousséni Bnace (?)




je décide
de supprimer
le sénat

de la liste
l'assemblée nationale

du bordereau
d'indexer

l'élysée
d'ingérer

bercy
d’entre-mettre

beauvau 
-sic








caviardages            










climax au cœur du palace
d'écorce & de nourricières
rognures enveloppées trois
corbeaux aux fanons garnis
congédient avec vénération
mille lignivores embusqués
le babial rouge-gorge repu
infuse les copeaux éponges
in glorious days profusion
figurative de cotillons de
carmins & de fossilisation








& les matières se nuancent
ficelle tignasse brisure d
elliptique étend le bec au
carreau & l'épais badigeon
fantaisie bleuvert rouge
& jaune apogée cuprifère -
corrige le galetas & trace
ajuste les signes & scrute
élabore une forme & rabote
le sorcier des basse-cours
vocifère aux abords et les
matières naufragées de s'y
blottir      #irréductiles








papadélirela      làlatêtedubébé
papa   làni&l'unité&     lefutur
nosdesle &nepassévèretrop    aïe
nininimorale ledurateau làlàlàlà
là papalelamême des papalelamême
le  desmêmesdela   ruse ruseruse
ohoh ho hihihiàmêmevulgaire ouoù
hou l'herberestesison unles  ses
lafacilitélà   nepasleslede ruse
l'élitepapa      carpapacelalelà
depapa jefunesteàdada dutri tape
tapetap  onles&enune   parapluie
humainladû  auxtu       champssa
papa pas  si ni niunlesuneàlafin
vulesbalafres     &àlalelesdufin
dufin    papanepas  d'aviscarpas
je     curiositémisère &siledire
dudesdela   jeadore   fuitefuite
sévèresi  memaisexotique  sihaut
tetatete&je création enluiilfaut
oulalete   ridicule& pareildu au
leduson issue &mais   pourquoije
tedu    hérésiesonore   valse









wake in progress
 

What clashes here of wills gen wonts, oystryg
Que de clashs ici testaments vs manques ostré
ods gaggin fishy-gods ! Brékkek Kékkek Kékkek
igoths muselant piscigoths ! Brékkek Kékkek K
Kékkek! Kóax Kóax Kóax! Ualu Ualu Ualu! Quaou
ékkek Kékkek! Kóax Kóax Kóax! Ualu Ualu Ualu!
auh!
Quaouauh!








caviardages                                













http://tapin2.org/lecture-contre-daesh-milice-de-la-poesie







caviardages                         






                  concernant les poèmes express on ira




 

Panaït Istrati – Préface à Adrien Zograffi (1932)




Après avoir eu foi dans toutes les démocraties, dans toutes les dictatures et dans toutes les sciences et après avoir été partout déçu, mon dernier espoir de justice sociale s’était fixé sur les arts et les artistes. Vu leur grand pouvoir sur les masses, je m’attendais à ce que surgissent dans les lettres des géants révoltés qui tous, dans la rue, se mettraient à la tête de la croisade contre notre civilisation bestiale, démasquant toutes les hypocrisies : démocratiques, dictatoriales, scientifiques, pacifistes ou moralisantes.
On a rien vu de tel, comme tu sais. L’art est une supercherie à l’égal de toutes les autres prétendues valeurs. J’ai moi-même fait de l’art, et pas mal réussi, je puis donc te le dire : encore une supercherie. Et l’artiste est semblable à l’homme d’Église ; il prêche le sublime, mais il entasse des louis tant qu’il peut, t’abandonne dans la gueule du loup et se retire pour grignoter son magot, parfaitement défendu par ces mêmes mitrailleuses qu’il te demande, à toi, à toi seul, de détruire.
Voilà ce que sont les arts et les artistes qui t’émeuvent. Des charlatans !
Aussi, quand, de leur retraite, ils t’exhortent à adhérer à ceci ou à cela, en versant des larmes sur ton sort, n’adhère plus à rien. Pas même à toutes ces « patries internationales » qui sont à la mode en ce siècle.
Patrie ? À bas toutes les patries, nationales ou internationales, avec leurs vieux ou leurs nouveaux maîtres – à bas toutes les patries qui font toujours tuer les uns pour faire vivre les autres. Refuse de crever pour qui que ce soit. Croise les bras ! Sabote tout ! Demeure lourd de toute ta masse. Dis à ces messieurs, quels qu’ils soient, d’aller, eux, se faire tuer pour toutes ces patries qu’ils inventent chaque siècle et qui se ressemblent toutes. Toi, homme nu, homme qui n’a que tes pauvres bras et ta pauvre tête, refuse-toi à tout : à leurs idées comme à leur technique ; à leurs arts comme à leur révolte confortable.
Et si l’envie te prend de crever quand même pour quelqu’un ou pour quelque chose, crève-toi pour une putain, pour un chien d’ami ou pour ta paresse. Vive l’homme qui n’adhère à rien !