... taisez-vous ... taisez-nous ...





J'embrassai aussi son ventre-mirabelles, concave. Nous tombions de chus en chotements ; nos mains : s'accouplaient ! Je dus d'abord forcer la clôture rouge des bras, écarter un à un ses doigts-branches, avant d'arriver à saisir au bout de mes lèvres la tige fine et courte de sa tomate, elle se mutina, en grandisme mouveté, puis je l'avalai entièrement, elle voulut se soulever en tendre sédition (mais ne le pouvait) ; ainsi elle ne cria qu'une seule fois, tout bas et avec volupté ; ensuite la puissante tenaille des cuisses pinça à nouveau. (Nous nous chevauchions à bride abattue : à travers d'hirsutes forêts enchantées, les doigts broutaient, des bras couleuvraient, des mains voletaient chenapans rouges, (des ongles creusaient des éraflures d'épines), des talons tambourinaient des signaux de pic sous des aigrettes d'orteils, des yeux se languissaient de désir dans toutes les traces de pied, des moules de velours rouge lèvraient au sol avec des effleurements d'ivoire d'où se chamarraient des alphabets, des chuchots suçaient, des jus perlaient, alternativement, haut et bas.)
 Paysage lacustre avec Pocahontas – Arno Schmidt
Traduction Claude Riehl 








2 commentaires :

  1. Il va falloir que je m’intéresse au cas d'Arno Schmidt d'un peu plus près(merci pour le documentaire).
    Sinon,pour le couvre feu imposé par Blogger,je propose à tous ceux qui se sentiront concernés d’inonder la plateforme de contenu érotique le 24 mars histoire de faire comprendre aux responsables qu'ils ne peuvent pas à la fois se faire du pognon sur notre contenu gratuit et venir ensuite faire les difficiles.
    En plus,si on ne peut plus de temps en temps parler de cul,on va vite se faire chier,on n'est pas des Mormons quand même!

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  2. hello maître crevard,

    je ne publierai plus que des trucs qu'ils jugeront inadaptés....

    krrr.

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